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Les Essentielles du Sud-Artois

Particulièrement touché le Sud-Artois a vu ses villages totalement détruits au lendemain de la Grande Guerre. Les paysages bucoliques transformés en un véritable désert lunaire n'ont cependant pas enlevé la motivation des Hommes dans leur volonté de reprendre leur vie là où ils l'avaient laissé.

Les églises, lieux de culte, n'ont pas fait exception et chaque village a pu librement faire le choix d'une reconstruction à l'identique ou d'un style plus novateur.

Vous découvrirez à travers les différentes étapes de ce circuit, les églises des villages ayant fait le choix d'un bâti plus moderne, en accord avec le style architectural des années 1920-1930 : l'Art Déco.

 

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Bapaume, Eglise Saint Nicolas

L'église Saint Nicolas de Bapaume dont les traces remontent au XIème siècle, point de départ du circuit, est un exemple architectural des mélanges appréciés à l'époque de la Reconstruction.Cliquez sur l'image pour zoomer
L'église Saint Nicolas de Bapaume dont les traces remontent au XIème siècle, point de départ du circuit, est un exemple architectural des mélanges appréciés à l'époque de la Reconstruction.

Les premières traces de l’église Saint Nicolas de Bapaume remontent au XIème siècle et plus précisément à l’année 1080. Détruite puis rebâtie en 1410, elle subira encore deux reconstructions : l’une en 1546 et la dernière, plus récente, en 1924. 

Ce vaste sanctuaire de style néo-gothique, construit de 1924 à 1929 par l’architecte Eugène Bidard, remplace un beau monument du XVIème, rasé durant la Première Guerre Mondiale.  Le doyen de la paroisse Monsieur Grégoire Ledoux, passa commande en 1933 à J. Benoît pour les travaux de vitrerie. La mise en place des verrières s’effectua au cours de l’année suivante. Le décor des vitraux fut complété après la Seconde Guerre Mondiale par Benoît Frères en 1946 et en 1955. La vitrerie sera achevée par un autre artiste local de talent, Lucien Langlet. 

Les vitraux du chœur illustrent les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption alors que ceux de la chapelle Notre-Dame de la Pitié sont consacrés aux douleurs de la Vierge.

Si vous souhaitez admirer les vitraux, l’église ouvre ses portes chaque vendredi matin en parallèle du marché, rue de Douai.

Sapignies, Eglise Saint Pierre

 

 

L’église Saint Pierre de Sapignies, est le fruit de l’imagination d’un architecte lillois, titulaire d’un prix de Rome : Alphonse Stevens. Cette construction éclectique, associe un chœur et une nef de style néo-roman à un porche exotique doté de figures de femmes d’inspiration égyptienne. S’ajoute à cela, une tour cantonnée d’échauguettes, version modernisée des sentinelles présentes sur les châteaux forts du Moyen-âge. 

Les travaux d’édification entamés en 1929, furent achevés en 1932, deux années après la pose des verrières dont la réalisation avait été confiée à Francis Chigot pour les vitraux du chœur et à Jules Largillier pour ceux de la nef.

Les huit baies de la nef sont ornées d’emblèmes religieux sur fond de symboles géométriques. Le décor figuré se trouve uniquement dans le chœur où les effigies monumentales de la Vierge et de Saint Pierre encadrent la scène centrale dédiée à la Crucifixion. 

A noter que la position de la tête de chaque personnage dans le médaillon situé à la croisée et les corps formant une croix, sont la résultante d’un problème posé par la structure des fenêtres qui avaient été renforcées par d’épais meneaux en forme de croix pour recevoir une vitrerie de couleur. 

Exotique et éclectique, l'église Saint Pierre de Sapignies détonne dans l'environnement rural qui l'entoure. Son porche d'entrée entourée de figure de femme d'inspiration égyptienne invite le visiteur dans les années Art Déco.Cliquez sur l'image pour zoomer
Exotique et éclectique, l'église Saint Pierre de Sapignies détonne dans l'environnement rural qui l'entoure. Son porche d'entrée entourée de figure de femme d'inspiration égyptienne invite le visiteur dans les années Art Déco.

Bucquoy, Eglise Saint Pierre

L'église Saint Pierre de Bucquoy attire l'attention notamment avec ses arcs soutenant le clocher dont la forme en angle se réfère au style Art Déco des années de la Reconstruction.Cliquez sur l'image pour zoomer
L'église Saint Pierre de Bucquoy attire l'attention notamment avec ses arcs soutenant le clocher dont la forme en angle se réfère au style Art Déco des années de la Reconstruction.

L’église Saint Pierre, édifice visible aujourd’hui à Bucquoy, est une construction néo-gothique de brique sur une ossature béton, percée de baies ; bâtie de 1925 à 1928 selon les plans de l’architecte Paul Clavier.

Les vitraux furent commandés à Desjardins par le curé et posés en 1928, l’exception du « vitrail du souvenir », vitrail commémorant les soldats décédés au cours de la Grande Guerre, réalisé l’année suivante. Une partie des travaux a d’ailleurs été financée par les indemnités de dommages de guerre. 

Le décor vitré est en majeure partie consacré aux trois cycles du Rosaire. Cette adaptation de la récitation liturgique aux laïques reprend donc la thématique des Mystères Joyeux, avec par exemple, la Visitation et la Nativité ; celle des Mystères Douloureux avec le Couronnement d'épines, et enfin aborde les Mystères Glorieux avec l’Ascension et la Pentecôte.

Ces vitraux sont traités de manière traditionnelle. La décoration végétale abondante dans les verrières du chœur rappelle les œuvres d’arts de l’Art Nouveau de même que l’usage modéré de la grisaille. 

Douchy-les-Ayette, Eglise Saint Vaast

 

 

L’église de Douchy-lès-Ayette, est dédiée au Saint évangélisateur de la région : Saint Vaast. 

Curieux édifice que celui-là : en s’approchant le visiteur remarquera en premier le gigantesque clocher qui domine l’ensemble. Quant aux tourelles qui l’entourent, l’architecte J. de Saint-Maurice, indique s’être inspiré des églises bretonnes.

Sa reconstruction fut rapide, commencée en 1923, elle fut terminée en 1924. 

Mais même si sa façade apparaît comme imposante, l’église a été modestement vitrée par L. Collinet vers 1930-1931. Des grisailles constituent la majeure partie de la vitrerie, une baie est consacrée à Saint Vaast, une autre à la Crucifixion et enfin une dernière comporte le vitrail du souvenir, présent dans de nombreuses églises du territoire.

Atypique l'église Saint Vaast de Douchy-les-Ayette aborde une façade d'entrée principale imposante et rappelle d'une certaine manière, grâce à ses tourelles, l'architecture des châteaux médiévaux.Cliquez sur l'image pour zoomer
Atypique l'église Saint Vaast de Douchy-les-Ayette aborde une façade d'entrée principale imposante et rappelle d'une certaine manière, grâce à ses tourelles, l'architecture des châteaux médiévaux.

Vaulx-Vraucourt, Eglise Saint Omer

Ancienne église, la Chapelle Saint Omer de Vaulx-Vraucourt bien qu'en briques est un bijou Art Déco.Cliquez sur l'image pour zoomer
Ancienne église, la Chapelle Saint Omer de Vaulx-Vraucourt bien qu'en briques est un bijou Art Déco.

 

 

Contrairement à l’église Saint Martin, reconstruite à l’identique ; l’église Saint Omer, devenue Chapelle Saint Omer de Vaulx-Vraucourt a été rebâtie dans le pur style Art Déco; principal attrait de ce petit édifice achevé en 1934 sous la direction de l’architecte Paul Décaux. 

Les vitraux furent posés au cours du mois de novembre 1938. Au nombre de 46, ils sont constitués en majorité de vitrerie géométrique. Seules les baies du chœur offrent un décor figuré avec la Vierge et le Christ ou du végétal.

 

A noter que rares sont les villages possédant deux églises. Pour cette commune il s’agit, en fait, de la réunion du village de Vaulx et du village de Vraucourt en 1821 donnant le village actuel de Vaulx-Vraucourt et dont les églises respectives ont été conservées.

Vélu, Eglise Saint Amand

 

 

L’église Saint Amand de Vélu a été rebâtie entre 1924 et 1927 par l’architecte Charles Wallon dont les plans font ressortir un certain classicisme et une certaine sobriété architecturale, l’extérieur étant en brique, matériau local et peu coûteux. 

La tourelle d’inspiration médiévale, flanquée sur la tour porche, complète l’impression familière que l’église donne au village de Vélu. 

Même si ce circuit ne prévoit pas la possibilité de rentrer dans l’église, il est malgré tout nécessaire de préciser que son intérieur est beaucoup moins traditionnel que peut le laisser penser l'aspect extérieur : l’harmonie est donnée par la nef en voûte à berceau, entièrement constituée de briques et qui évoque le travail de l’architecte Louis-Marie Cordonnier, chef de file de la Grande Reconstruction.

Eglise Saint Amand de Vélu. Vue entrée principale. Briques.Cliquez sur l'image pour zoomer
Eglise Saint Amand de Vélu. Vue entrée principale. Briques.

Hermies, Eglise Notre-Dame

La première chose qui frappe lorque l'on s'approche de l'église Notre-Dame d'Hermies, est la présence du dôme, peu fréquent dans le style architectural de la région.Cliquez sur l'image pour zoomer
La première chose qui frappe lorque l'on s'approche de l'église Notre-Dame d'Hermies, est la présence du dôme, peu fréquent dans le style architectural de la région.

 

 

L’église Notre-Dame d’Hermies est une vaste construction en ciment armé de style romano-byzantin, construite de 1924 à 1932 par les architectes P. Decaux et E. Crevel. 

L’ensemble des vitraux posés par J. Largilliers entre 1932 et 1939 est visible tous les matins lors de l’ouverture de l’église.

Voici la liste des baies pour tous ceux qui désireront pénétrer dans l’édifice pour les admirer :

Baie 0 : l’assomption de la Vierge

Baies 1 et 2 : attributs des évangélistes sur fond de vitrerie géométrique

Baie 3 : Crucifixion, vitrerie géométrique

Baie 4 : Saint Antoine, vitrerie géométrique

Baie 5 : Sainte Anne et Sainte Cécile

Baie 6 : Sainte Catherine, vitrerie géométrique

Baie 7 : Saint Eloi, Saint Louis et Sainte Saturnine

Baie 8 : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus distribuant des roses aux poilus, Saint Michel devant la nouvelle église d’Hermies, Saint Jeanne d’Arc gardant un troupeau à proximité du village d’Hermies

Baie 11 : Notre-Dame de Brebières, vitrerie géométrique

Baie 12 : Baptême du Christ, vitrerie géométrique

Bus, Eglise Notre-Dame

 

 

L’église Notre-Dame de Bus, à prononcer sans le  « s », est un édifice érigé en 1929-1930 par l’architecte Marcel Bonhomme et qui comporte huit vitraux de G. Janin offerts par les paroissiens vers 1930. 

Les sujets représentés et le traitement sont traditionnels. On relèvera la présence de Saint Fiacre qui fait l’objet localement d’un culte suivi.

 

Les visiteurs pourront aussi se rendre compte du mauvais état de l’église.

Les vitraux bénéficient auprès de la Fondation du Patrimoine, d’un projet de restauration, afin de contrer la corrosion des ferrures et de remplacer la vitrerie.

L’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Général et la commune de Bus sont partenaires du projet.

Si à votre tour, vous désirez le devenir, vous pouvez faire un don sur le site de la Fondation du Patrimoine. 

Vous pouvez aller directement sur la page en cliquant :  ICI

Avec son clocher sur le côté, l'église Notre-Dame de Bus interpelle. Bien que subissant les outrages du temps, elle s'intègre dans les églises atypiques méritant notre attention.Cliquez sur l'image pour zoomer
Avec son clocher sur le côté, l'église Notre-Dame de Bus interpelle. Bien que subissant les outrages du temps, elle s'intègre dans les églises atypiques méritant notre attention.

Rocquigny, Eglise Notre-Dame

"Joyau du Sud-Artois", l'église Notre-Dame de Rocquigny est un bijou de dentelle de béton.Cliquez sur l'image pour zoomer
"Joyau du Sud-Artois", l'église Notre-Dame de Rocquigny est un bijou de dentelle de béton.

 

 

« Joyau du Sud-Artois », l’église Notre-Dame de Rocquigny, a fait l’objet d’un concours. C’est le projet de Jean-Louis Sourdeau architecte à Arras qui a été retenu. L’église est reconstruite entre 1929 et 1932.

À partir de 1993, elle est fermée pour des raisons de sécurité par arrêté municipal. Les matériaux de construction, de mauvaise qualité, utilisés à l’époque pour faire des économies, entraînent des dégradations profondes. Le béton notamment, poreux à certains endroits, s’effrite avec l’humidité.

Le 1er juillet 1994 le Conseil municipal délibère et vote la démolition de l’église. 

À la suite d’un dépôt de permis de démolition en 1996, la Commission Régionale du Patrimoine Historique, Architectural et Ethnologique propose et obtient l’inscription de l’église à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. À nouveau en 1999, le Conseil municipal vote la démolition de l’édifice face à l'accélération des dégradations. La Commission supérieure des Monuments Historiques est alors saisie et le dossier est présenté le 22 novembre 1999. 

L’église de Rocquigny est finalement classée en totalité au titre des Monuments Historiques par arrêté, en date du 7 septembre 2001.

Quelques mois plus tard, un lamier de béton de près de 100 kilos se détache de la tour du clocher. Jugé trop fragile, il est démoli en décembre 2001, pour être reconstruit solidement comme on peut le constater aujourd'hui. Les toitures et façades de l’église sont restaurées en 2005.

 

Source des textes: Archives du Pas-de-Calais, Le vitrail dans le Pas-de-Calais de 1918 à 1939, Conseil Général Pas-de-Calais, 1989, Imprimerie Centrale de l’Artois, 120 pages.

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